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C’est la vie

Aloïs Cachelin. Créer une unité forte

C’est au lieu-dit le Côty, aux portes du Pâquier, à 900 m d’altitude, dans le Val-de-Ruz (NE), que nous rencontrons les protagonistes de la communauté d’exploitation Cachelin-Hadorn. Trois partenaires aux compétences et affinités professionnelles propres qui ont compris qu’en les associant ils s’ouvriraient un avenir dans l’agriculture correspondant à leurs aspirations.

Wendy dans les bras de son papa David, Yoan, Aurélie, Emma, Aloïs et Albane (de gauche à droite).Photos: Jacques-André Choffet

Jacques-André Choffet

Jacques-André Choffet

13 février 2024 à 08:27

Temps de lecture : 5 min

Les prémices de ce qui est désormais leur quotidien ont débuté il y a sept ans, autour d’une bouteille de vin blanc qu’avait apporté David Hadorn à son voisin Aloïs Cachelin. Ayant tous deux obtenu un nouveau droit de production de Gruyère AOP Bio, à hauteur de 125 000 kg chacun, ils échangèrent sur l’opportunité de grouper leur livraison à la fromagerie de Chézard (NE), distant de quelques kilomètres. David et son épouse Aurèlie ne produisaient alors plus de lait, gardant uniquement des génisses. Pour eux, il était nécessaire de répondre aux exigences légales et se mettre en conformité en investissant et effectuant des travaux d’importances. Aloïs Cachelin, rêvait de cette indépendance qu’offre le métier d’agriculteur malgré la sécurité d’une occupation à la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture (CNAV) notamment dans l’enseignement. Pourtant, le suivi à lui seul d’un troupeau laitier lui occasionnait quelques réticences. Vite, la discussion dépassa l’évocation d’un simple transport en commun pour imaginer une collaboration plus forte en unissant leur patrimoine mobilier et une partie du patrimoine immobilier. Les échanges d’idées permirent de dégager les avantages d’une association et c’est ainsi qu’a été décidé qu’un rural serait construit en commun, en face de la maison d’habitation qui avait vu s’établir déjà quatre générations de Cachelin.

L’idée était de consommer peu de calories en regard de celles alimentaires à produire.

Une réflexion profonde a démarré en rapport avec le futur bâtiment, espace pour le bétail et fenil principalement. L’idée, pour asseoir leur fibre écologique, était de consommer peu de calories en regard de celles alimentaires à produire. Concrètement et de manière non exhaustive, on citera la couverture complète du toit avec des panneaux solaires, le séchage du fourrage grossier dans trois cellules totalisant 2000 m3 avec l’air réchauffé sous les panneaux photovoltaïques (la location d’un système à base de pellets dû être utilisée cette année pour complément) et la création d’une citerne de 450 m3.

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