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Technique

Agriculture de précision. Une gestion spécifique des surfaces pour des résultats encourageants

À Seedorf (BE), Christoph Schori s’est lancé dans la gestion intraparcellaire spécifique depuis quelques années. La pratique permet de mieux utiliser les ressources, comme l’eau et les nutriments.

Christoph Schori a une affinité pour la technique et la culture des champs. Ce sont de bonnes conditions pour un travail spécifique à la surface partielle.J. Schuller

Jil Schuller, BauernZeitung,  texte traduit et adapté  par Pauline Clerc

Jil Schuller, BauernZeitung, texte traduit et adapté par Pauline Clerc

11 avril 2024 à 00:00

Temps de lecture : 8 min

La carte de rendement ressemble à une œuvre d’art abstraite. Pourtant, la population des plants de maïs est uniforme. Christoph Schori a semé en "strip till" entre 95 et 110 grains par m2 selon les zones. Selon l’agriculteur installé à Seedorf (BE), les conditions permettant la pratique de l’ensemencement spécifique à une partie de la parcelle seraient réunies sur l’ensemble du territoire suisse. Les ingrédients techniques sont un récepteur GPS et un semoir capable de régler la densité de semis indépendamment de la distance parcourue (sans roue au sol). Le tracteur est ainsi en mesure de déterminer sa position dans le champ et les semences sont dosées en fonction d’une carte spécifique à la surface.

La création de la carte d’application n’a rien de sorcier non plus. Sa base est une carte de rendement avec des données de matière sèche ou de biomasse. Il existe différents fournisseurs dans le secteur du machinisme agricole et, à l’étranger, dans celui des semences. Il est également possible de créer soi-même une carte de biomasse à l’aide de données satellites librement disponibles sur Internet. En fait, l’idéal serait de disposer des données de récolte de la même parcelle et de la même culture de la dernière période de rotation. "C’est-à-dire d’il y a environ 15 ans", explique Christoph Schori. Comme cela semble difficile, les rendements d’autres cultures ou les cartes de biomasse sont une solution envisageable. Le producteur a lui-même utilisé les résultats de la récolte de colza comme source pour ses cartes de rendement.

Ainsi, le rendement sur une surface sert d’indicateur du potentiel du sol. En cas d’erreur, l’approximation ne fonctionne plus, par exemple si la fertilisation n’a pas été adaptée ou si un ravageur a attaqué la culture. Une étape de conversion transforme la carte de biomasse ou de rendement en une carte d’application. Celle-ci doit être adaptée à chaque mesure, qu’il s’agisse de semer, de fertiliser ou d’épandre des régulateurs de croissance, précise l’entrepreneur agricole. Pour chaque parcelle, cela ne prend que quelques minutes. Dans la mise en œuvre, il n’y a pas de différence entre la saisie d’une valeur unique pour tout le champ dans le tableau de commande du tracteur et le téléchargement d’une carte.

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